Cybersécurité informatique : Symantec mange Blue Coat

On peut très bien oeuvrer dans la cybersécurité tout en étant considéré comme étant un ennemi d’Internet. La société américaine Blue Coat en est un bon exemple et ne patît pas le moins du monde de sa douteuse réputation ! En effet, elle vient d’être rachetée par son rival Symantec l’un des leaders mondiaux en matière d’antivirus informatique pour plus de 4,65 milliards de dollar. Quand je vous dis que le crime paie… Bon, il est vrai que comparé au rachat de LinkedIn par Microsoft cette transaction peut paraitre bien menue il n’en reste pas moins que cela se compte tout de même en milliards de dollars même si dans le domaine de l’Internet et des nouvelles technologies cela devient tellement monnaie courante que l’on y prête même plus attention.

sécurité informatique, virus

Un géant de la cybersécurité

Alors que fait un géant de la sécurité informatique avalé par un autre géant de la sécurité informatique = un super géant de la sécurité informatique. Tout simplement ! Plaisanterie mise à part, Symantec (le père de l’antivirus Norton autrement appelé la Passoire) envisage ainsi de récupérer les technologies informatiques de Blue coat ainsi que ses 15 000 clients (entreprises et gouvernements compris). De là, Symantec sera à même de proposer une protection optimale contre les menaces informatiques et une sécurité sans faille dans le Cloud. Au passage le chiffre d’affaires avoisinera les 4 milliards de $/an et bondira de 17%.

En sécurité informatique, les méchants seraient les gentils ?

Informatique et sécurité

Cependant Blue Coat est loin d’être blanc comme neige. Il est même considéré comme étant un ennemi d’Internet pour ses pratiques qui vont à l’encontre de la liberté d’expression sur Internet et en vendant ses technologies à des gouvernements qui en font un usage délibéremment liberticides. On retrouve notamment comme clients la Syrie, l’Arabie Saoudite, la Birmanie, le Koweit ou encore l’Egypte.

Déjà dénoncé par Reporters sans frontières, ces derniers avaient soulignés que les technologies de Blue Coat étaient utilisées pour surveiller et fliquer les internautes (citoyens, journalistes, dissidents, opposants, etc…). De là à ceux que les entreprises franchissent le pas, qu’adviendra t-il des salariés ?

Source : NextInpact

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